Documenter l’art communautaire > Créer un projet de mémoire collective en ligne

Quelques mots sur ce site Web

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Nous vous proposons ici des méthodes pour documenter les collaborations artistiques communautaires et diffuser des documents (photos, vidéos, témoignages de participants, etc.) dans un format électronique afin de les rendre accessibles au grand public.

L’exemple utilisé est basé sur la documentation issue des archives des projects du co-création Skol-CEDA, une collaboration communautaire de trois ans qui s’est tenu à Montréal, au Québec, plus précisément de 2005 à 2008. Nous espérons que cette présentation électronique (ou projet de mémoire publique) fera jaillir des idées nouvelles au sein de votre groupe.

Pourquoi devrions-nous investir du temps et de l’énergie dans un projet de mémoire collective?

Nous évoluons en partageant nos histoires et nos points de vue. C’est pourquoi les projets Web qui portent sur des initiatives en art communautaire contribuent au savoir collectif et à la production de récits issus de la communauté. En plus d’assurer la mise en commun de pratiques de création qui favorisent des communautés saines, la diffusion Web permet de célébrer une riche diversité de projets qui sont autant d’occasions d’apprentissage.

Combien de temps faut-il prévoir pour créer un projet Web de mémoire collective?

La réalisation du projet que nous vous donnons en exemple a nécessité 80 heures et a été effectuée par une personne formée au traitement de texte et d’image ayant une connaissance de base de la plateforme WordPress, à partir d’une sélection de documents tirés des projects de co-création Skol-CEDA. Comme les participants avaient accepté que les documents les concernant soient diffusés (y compris photos, vidéos et commentaires extraits des évaluations de groupe), environ 20 heures ont été allouées à la révision et à la sélection du contenu provenant des archives. Le développement du blogue a ensuite exigé 60 heures.

Cela dit, si vous utilisez WordPress pour la première fois, si de la traduction s’impose ou si vous avez besoin d’un blogue bilingue, nous vous recommandons d’estimer 120-140 heures de travail.

De quelles ressources avons-nous besoin?

Nous espérons parvenir à démontrer ici que des moyens limités ne représentent pas nécessairement un empêchement. Il est cependant naturel que des ressources financières et humaines restreintes suscitent des préoccupations au sein des organisations communautaires qui cherchent à déterminer si elles peuvent ou non se permettre de créer un projet de mémoire collective. Les éléments de base dont vous avez besoin sont les suivants :

– des documents avec lesquels travailler;
– un accès à Internet;
– une personne qui a du temps à investir (si cette personne n’est pas bénévole, une rémunération doit être prévue);
– une personne ayant des connaissances de base en traitement de texte et d’image;
– du temps de traduction ou, dans le cas où celle-ci ne peut être prise en charge par l’équipe, un budget pour faire faire la traduction.

ORIGINE DE CE PROJET WEB /

Ce projet a vu le jour au terme de recherches menées dans le cadre d’un mémoire de maîtrise intitulé Making the invisible visible: documenting the creative process – A case study of the archive from the Skol-CEDA co-creative collaboration.

Au printemps 2012, l’équipe de Skol a proposé d’utiliser ces recherches pour constituer un guide pratique, qui a finalement pris la forme du site Web que vous parcourez en ce moment.

REMARQUES /

Pour créer ce site Web, j’ai sélectionné des documents qui, selon moi, représentaient les projets de co-création Skol-CEDA dans son intégralité. J’ai tâché de combiner différentes perspectives dans un récit collectif. Toutefois, comme je n’ai pas directement pris part au processus de co-création, mon approche est forcément subjective.

REMERCIEMENTS /

skol3Merci au Centre des arts actuels Skol grâce auquel j’ai pu créer une ressource qui, je le souhaite, sera utile à d’autres. http://skol.ca/fr/

Merci, thank you, obrigadas à Adriana de Oliveira et à Anne Bertrand, à Danielle Arcand, à tous les participants et à l’équipe du programme d’alphabétisation populaire du CEDA, à Catherine Sylvain, à Nancy Belzile, à Christine Brault, à Bernard Schütze, au personnel et aux membres de Skol pour la précieuse documentation et les trésors d’idées qui ont jailli de nos échanges.

Merci à Sherry Farrell Racette, à Loren Lerner et au département d’histoire de l’art de l’Université Concordia pour leur soutien tout au long du processus de recherche et de rédaction de ma thèse.


Pohanna Pyne Feinberg
www.inspireart.org
www.dripdrop.ca

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